Ca m’est arrivé ce matin, pendant que je prenais mon petit déjeuner. Toute la maisonnée était encore endormie, une profonde quiétude baignait l’atmosphère d’une respiration apaisée. Tout en méditant sur la dimension ostentatoire des matins physiologiques, je trempais mollement ma tartine. Au pays des matins calmes, rien ne semblait devoir transpirer.
C’est alors qu’il est arrivé.
Je l’ai entendu trianguler la pièce et faire bzzz bzzz deux fois puissamment, puis encore bzzzzzzzz plusieurs fois, avant de descendre en piqué, à fond les gamelles de la région nord-est du plafond. Délaissant l’attention toute particulière que je portais à mon bol de café, j’ai alors lentement relevé la tête. Et là, si incroyable que cela puisse paraître, que vis-je à l’horizontal de mon regard ?
Mon fils Jean-Paul.
Le moustique l’avait réveillé.
Incroyable.
Après ça j’ai dit « Tiens Jean-paul passe-moi le sopalin pendant qu’t’es d’bout j’ai bavé sur mon slip » et je suis parti prendre ma douche.