A mon signal, amène le dessert!
J’ai embrasé l’aube d’été.
Je ne me suis pas retourné.
Simplement je suis parti et tout s’est mis à cramer.
Depuis le temps que ça couvait.
Tout un hiver sous l’éteignoir mais ça n’a rien changé.
Il a suffi que le vent du sud se lève, un tison dans la braise, et tout s’est accéléré.
Je suis parti.
Je ne me suis pas retourné.
Derrière moi je l’entendais grésiller.
J’ai continué à avancer ;
beaucoup de bruit - elle a fini par exploser - puis il n’y eut plus de bruit.
Quelques cendres flottaient légères dans l’air tiède du matin.
Enfin.
Un jour nouveau, une saison nouvelle, et j’étais à l’air libre.
Alors j’en ai profité, je ne me suis pas gêné, j’ai embrassé l’aube d’été.
* Pour www.impromptus.fr