Dans le petit boudoir de Mademoiselle j’ai mis tout mon amour. Je suis assis à ses côtés, sur le sofa. Le champagne est versé et j’ai le cœur qui bat. Elle insiste pour que nous trinquions aux amours mortes. Elle me sourit et repose son verre. Mademoiselle est d’humeur légère. Je lui tends le plateau de biscuits, l’invite une nouvelle fois à se servir. -« Tenez, un de ces délicieux boudoirs, prenez et trempez-le dans votre champagne, c’est délicieux vous verrez. » Elle m’ignore, se lève et regarde au jardin par la fenêtre du petit salon. Elle soupire languissamment. Mademoiselle est amoureuse. -« Saviez-vous qu’il ne m’a plus donné signe de vie depuis une semaine ? » Elle évoque avec moi son dernier amant, celui qui – m’a-t-elle confié en riant – aurait la vitalité de l’aimer sans cesser. Je la rassure en lui demandant de ne pas gâcher son humeur avec de fausses inquiétudes, je suis certain qu’il a été empêché, et que ses sentiments envers Mademoiselle n’ont rien perdu de leur flamme. Une nouvelle fois je lui propose un biscuit. Elle se rassied à mes côtés. Enfin elle s’en saisit, le trempe et le porte à sa bouche. Mon coeur a cessé de battre. L’espace d’un instant, cinq années de ma vie amoureuse reviennent à ma mémoire. A nouveau je parcours le chemin que m’a fait emprunter Mademoiselle. Je revisite mon calvaire. Je l’entends rire et je sens de nouveau sa main aux longs doigts si fins, aux ongles soignés plonger dans mes entrailles, fouiller et les arracher. Je saigne et je souffre, elle joue. Je suis à terre, blessé gravement, quasi inconscient quand elle me demande de cesser de me plaindre, que je ne gagnerais rien ainsi à geindre ; il y a beaucoup d’hommes au petit salon, je les entends au travers la mince cloison. Elle sait s’y prendre, elle n’a jamais fait que ça. Prendre, se servir. Les cœurs, les corps, les tripes. Cinq longues années de servitude. Elle me regarde, ses yeux sont exorbités, affolés. Elle vient de comprendre. Elle suffoque de douleur, son teint d’habitude si frais est devenu livide. Elle tente de se lever, ses jambes la trahissent, tend les bras vers moi, sa bouche se tord en un sale rictus. Du haut de sa superbe la voilà qui s’affale. Sa tête heurte le coin de la table en marbre de carrare. Elle est à terre maintenant, elle n’aura pas souffert très longtemps. Mon cœur se remet à battre. Dans le petit boudoir de Mademoiselle j’ai mis tout mon cyanure.
Pour les Impromptus, il fallait reprendre l'incipit "Dans le petit boudoir de Mademoiselle"
Oui mais le champagne, c'était du Dom Pérignon cuvée spéciale millésimée 1975 parsque sinon, l'histoire n'a aucun sens, sans parler des tripes, à la caltalane ou à la mode de Caen, soyez plus précis nom d'une pipe
Bordel mais les psychopathe se reproduisent entrre eux ? Pas croyable le nombre de cadavre que je croise depuis ce matin ! Mais Monsieur Bob, mes respect pour cette fin innatendu !Tin Monsieur Bob...horreur..Si tu savais ce que c'est Bob chez moi... désolé vraiment !
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C'est le matin et je ne comprends pas bien...<br />
Qu'entends-tu par Bob chez toi ?<br />
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Sinon à propos de toute cette psychopathie ambiante, ben oui c'est la faute à Miss Poune...<br />
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S
soleildebrousse
29/06/2009 22:45
Aujourd'hui ou deux mains... Bon, j'arrête de parasiter ta page ! Il va y avoir bientôt plus de commentaire que de texte :)
Je ne suis pas une spécialiste... mais je pensais à la symbolique du nombre 5 ... au fait également qu'il est habituel d'entendre parler du nombre 3 lorsqu'on parle de relations amoureuses..bref...un tas de préjugés. Je me suis simplement dit : "tiens pourquoi 5 et pas trois, pas dix ?".