Je suis entré chez Edwards le boucher de la rue Monty.
Un ancien rugbyman. Un tueur. A peu près autant d'humour qu'un pneu rechapé mais une viande extra.
-« Bonjour ! Qu'est-ce que je peux vous servir ? »
-« Deux côtes de sport s'il vous plait. »
-« Alors deux côtes de sport pour le monsieur, vous les voulez dans le filet, dans le panier ou dans la surface ? »
-« Mettez les plutôt dans le filet, elles ont l'air bien servies. »
-« Voilà. Et avec ça ? »
-« J'aurais voulu deux steaks à chier s'il vous plait. »
-« Et deux steaks à chier...Il vous faut autre chose ? »
-« Oui deux tronches de cake fumés. »
-« Voilà. Elles sont un peu de travers ça ira quand même ? »
-« Ca ira oui. Et deux escalopes de dingue. »
-« Et deux escalopes de dingue... »
-« Ce sera tout merci. Je vous dois combien ? »
-« Dix sept mille euros, et vingt cinq centimes. Je ne vous ai pas compté le papier crépon »
-« Merci Gareth. »
-« Je vous demande pardon Monsieur ? »
-« Hmmm... Rien. C'était juste pour plaisanter. Un jeu de mot avec votre nom, merci Gareth pour cigarette. »
-« Je m'appelle Edwards Monsieur, et je ne fume pas. Au revoir Monsieur et bonne journée. »
-« Au revoir Edwards. »
Vraiment extra.
Etat-Unis.
Suite aux message du pape à propos du scandale des prêtres pédophiles, on apprend aujourd'hui que Camilla
Lopez, la jeune mexicaine violée depuis dix ans par tout un monastère était atteinte d'arthrite chronique juvénile, affection de la hanche qui lui donnait une démarche claudicante.
Interrogés sur cet éclairage nouveau, les prêtres auraient déclaré :
- « Ah oui mais nous on savait pas qu'elle boitait, on pensait qu'elle tortillait du cul. »
Ceci peut (peut-être) expliquer cela.
Le renard ou goupil, est un mammifère de l'ordre des carnivores et de la famille des canidés du genre Vulpes,
proche du loup. Les renards ont les oreilles et les pattes grises. Le renard a une tête en triangle, un museau pointu, des yeux perçants.
Sa queue est une grosse touffe de poils roux, terminée par une tache blanche. Il a 42 dents qu’il brosse régulièrement avec
beaucoup de soins. Les renards vivent généralement 2-3 ans, mais leur espérance de vie peut aller jusqu'à 10 ans et même plus, lorsqu'ils sont en captivité, mais beaucoup moins lorsqu’ils fument
des gitanes maïs. Le renard glapit et sa femme est la renarde. Certains scientifiques expliquant ceci par cela. Le renard mesure de 30 à 40 cm au garrot. Le renard
pèse environ 7 kilos, et sa femme, la renarde, en moyenne 6 kilos. La queue touffue du renard mesure 35 à 45 cm de long, et le
renard l'utilise pour s'équilibrer quand il rentre saoul dans son terrier et qu’il ne veut pas se cogner aux meubles pour éviter de réveiller la renarde qui n’hésitera pas à lui
coller une rouste tant celle-ci en a un peu marre d’avoir un mari alcoolique et roux dont on se moque souvent. A jeun, le renard marche à 12 km/h et au pétrole et quand il court il va à plus de
60 km/h en faisant Vroaaarrr !!! avec sa bouche. Il arrive quelques fois qu’on observe un peu de fumée sortir de son anu. Il peut passer par un trou grand comme
un CD, c’est dire si le renard aime la musique. Ses yeux en amande ont une pupille verticale comme celle d'un chat sauf que c’est un renard. Le
renard bondit comme un renard, rapide et silencieux, rien à redire.
La patte du renard roux mesure 5 cm de long sur 4 à 4,5 cm de large mais on s’en fout. Par contre, et là ça devient intéressant, en hiver, sa patte est plus grande car les poils entre ses
doigts sont plus longs.
Le renard est chez nous un des plus gros mammifères des bois (enfin loin derrière l’ours ou le gros Patrick quand même). Le renard chasse la nuit et se
terre le jour au plus profond de la forêt pour avoir la paix et que cessent enfin les moqueries et quolibets des gens de peu de foi.
Les petits du renard s'appellent les renardeaux. A la fin du mois d'avril, (et là, ben bingo ! on y est les gars !) 3 à 5 petits naissent
dans le terrier : les premiers jours leur mère ne les quittera pas une minute (un peu lourde même maman) tandis que le père héros de la famille renard, chasse pour tout le monde et boit
des coups pour fêter ça.
- « Cinq petites boules de poils roux, t’aurais vu ça Bernard ç’était mignon ! Qu’est-ce tu bois Biloute ? T’en reprends
une ? »
Mais la vie n’est pas que ripailles et le renard a lui aussi ses prédateurs :
Les hommes, les loups, les lynx, les chiens, les esquimaux, la margarine, les aigles, les bulldozers et les gens moqueurs mais ça je l’ai déjà dit il me semble.
J’en aurais fini quand je vous aurais parlé de l’expression populaire « lâcher un renard »
qui signifie qu’on ne peut plus tenir une caisse et qu’on s’en débarrasse, également de l’expression « partir comme un renard plein de
puces » qui fait référence à un état d’excitation maximum qui voit l’intéressé partir en courant de manière erratique en faisant de grands moulinets avec ses bras et ses jambes
(rare).
Je vous remercie de votre attention et vous donne rendez-vous le 12 pour une prochaine conférence qui aura pour thème "Le cérumen et l'UMP, peut-on être sérieux deux secondes".
Au revoir.
L'œil à peine ouvert, j'entends les mouettes crier au dessus de la ville.
« Pauvre de vous ! Pauvre de vous ! »
Comme sémaphores de leur détresse, les marins ont allumé de grands brasiers sur le port.
Au même moment, sur la plage près des dunes, les renards se régalent des poissons pris dans les filets des pêcheurs à pieds que la marée découvre. Il fallait se lever plus tôt.
La concurrence est rude et les animaux sauvages.

Il peut arriver qu'un homme se désespère, qu'il perde ses repères ;
qu'il oublie les raisons qui le font rester droit.
Vous savez cela, la vie peut être une suite de hasards posés sur les pales d'un ventilateur un jour de canicule.
Bref, rien n'est simple et dans le creux de la houle votre horizon peut disparaître.
Quand arrivent ces tourments, il est important qu'un homme puisse garder le cap,
qu'une vigie continue de le guider, qu'une étoile le sorte du plus profond de la nuit,
et l'amène à la lumière du matin clair.
J'ai trouvé cette étoile.
Jean-Pierre Raffarin. Je lui doit tout.
Il est pour moi l'homme qui en chaque circonstance sait trouver les mots qui me réchauffe le coeur ;
Il a ce regard qui apaise et oint mes blessures d'une pommade généreuse et cicatrisante.
Et toujours vers lui je me tournerai, oui! Et toujours à lui je m'en remettrai, Ô oui!
Ha-Hem (je tousse). Non, en fait, je déconne.
C'est juste que dès que je le vois, j'ai envie de sourire.
Comme quand vous pensez à un vieux gag ou une vieille histoire drôle,
vous avez beau le/la connaître*, ça vous fait marrer quand même.
Ben voilà, je voulais vous dire ça, avec JP, c'est pareil, j'ai beau le connaître,
il me fait marrer quand même.
Merci Jean-Pierre.
* Exemple de vieille histoire drôle :
-" T'habites à Milan ?"
-"Oui."
-"Joyeux anniversaire!"
Une balle à mille rebonds posée sur une table dans une pièce exigüe.
Considérons que les conditions météorologiques de la pièce sont ordinaires et que personne ne s'avise de bousculer la table ; les choses peuvent tout à fait paraître stables et posées, maitrisées voire.
Mais bien sûr, la tentation est forte de jouer avec cette balle ; et d'ailleurs, elle est faite pour ça.
Et bing! C'est parti, dans les coins, dans tous les sens, Pof! Sur le plafond, elle redescend, tape un angle, la voilà qui accélère et part rebondir là-bas sur...Cling! La vitre est brisée.
Quand ce n'est pas l'oeil de mamie qui est poché.
La tentation est forte certes, mais les conséquences souvent malheureuses.
Quarante cinq ans donc, et la sagesse d'une balle à mille rebonds posée sur une table dans une pièce exigüe.
La fille qui part vers la salle de bains s'appelle Anita (Anita est nue).
Anita la jolie fille souriante est (nue) dans la salle de bains.
Anita la jolie fille souriante qui est (nue) dans la salle de bains ne le sait pas encore,
mais elle vient de passer sa dernière nuit dans ce lit.
Elle ne le sait pas et n'y songe pas un instant. Anita lui a dit qu'elle l'aimait.
Mais il a rencontré Dany.
Alors Anita va se rhabiller et sortir de la salle de bains.
Et cætera.
Il s'en veut et peste contre celui qui a fait le dosage. Qui donc a eu la main lourde à ce point ?
-"Bon sang! Se dit-il, et il ne simule pas la tristesse d'à nouveau être le bourreau.
Ca n'aurait pas été très difficile d'en mettre un peu moins non ?! »
(Il évoque là sa propension à la conquête, tribut hormonal argue-t-il)
La porte qui claque le soulage et déjà il pense à autre chose.
Le soleil fait danser des petites étoiles à travers les vitres de sa chambre.
Content de vivre, il sourit. Il remue la queue aussi.
Rue de Ménilmontant.
- « Il va m'en faire toute une histoire c'est certain.
Tout ça pour un verre.
Je n'ai pas couché avec ce type. Je n'ai pas couché avec ce type. Je vais lui dire ça, je n'ai pas couché avec ce type. J'ai simplement passé un moment dans ce bistrot de la rue Oberkampf. Le
temps a passé, j'ai eu faim et nous avons pris un truc en brasserie. Un croque chacun. Et puis quoi, pour une fois qu'un type a de la conversation, tu peux comprendre ça non ? Où est le mal,
je te le demande ? Nulle part, je suis d'accord. J'ai une vie sociale et quoi d'autre ? Je suis mariée ? Oui je sais merci de me rappeler mon handicap. C'est quoi cette histoire de
mariage ? Un sacerdoce ? Je suis mariée alors il faut que j'oublie le goût de la cerise ? Et bien non, je suis mariée et je reste en vie...
Tout bien réfléchi je vais plutôt le laisser parler, c'est plus simple, et comme d'habitude il fera les questions et les réponses...
Bon voyons, quelle heure est-il ? ...20h30 ?! Mince, il est déjà si tard ! Paul ne va jamais me croire... »
Elle remonte l'avenue de l'Ermitage.
- « Mais pourquoi est-ce que j'ai accepté de rester ? Enfin, bien sûr je sais pourquoi je suis restée, la question est plutôt pourquoi est-ce que je n'ai pas résisté ? Je savais
pertinemment que ça ne m'amènerait que des ennuis ces plans culs. Je devrais écouter Michelle plus souvent tiens, l'air de rien avec sa morale gris souris elle vit en paix. Maintenant j'ai tout
gagné. Je vais me faire bazarder comme une vieille chose. »
Elle soupire et s'essouffle un peu dans la montée. Elle fait une pause.
- « Enfin quitte à se faire désosser, autant que ce soit pour de bonnes raisons, j'aurais au moins pris un pied phénoménal ! Oh la dis donc l'artiste ! Il y a bien longtemps qu'on
ne m'avait emmenée en fusée si près de Vénus. Et alors quelle classe, quelle élégance dans le geste, ça je peux dire que j'ai eu de la chance de tomber sur un cet animal... »
Elle pouffe et se remet en route.- « Après tout arrivera ce qui doit arriver. Et basta ! S'il me la demande, je la lui dirais la vérité. J'ai couché avec un type que j'ai rencontré à la
gare en allant conduire les enfants. Je l'ai rencontré aujourd'hui même et j'ai couché avec lui dans les deux heures qui ont suivi. Parfaitement. Et après ? De quoi parle-t-on ? D'amour
ou de possession ? »
Cheminant elle arrive devant chez elle et trouve Paul son mari qui fume une cigarette sur le pas de sa porte.
- « Bon sang ce que j'ai eu peur ! Emma, où étais-tu passée ? »
Elle se plante devant lui, un instant reprend son souffle et pose fermement les mains sur les hanches.
- « Alors c'est ça, je ne suis plus libre, c'est l'interrogatoire qui commence ? Il suffit que je m'absente pour devenir coupable »
Il tourne la tête, exhale la fumée de sa cigarette et reprend.
- « Emma s'il te plait, je ne t'ai rien dit de la sorte, c'est juste que... »
Elle l'interrompt.
-« Ecoute moi bien Paul, je vais te dire la vérité, je rentre tard parce que je suis allé à l'hôtel avec un type et que j'ai couché avec lui. Alors, qu'est-ce que tu en dis ? Ca te
cloue non ? J'ai eu du plaisir avec un autre homme et je l'assume, sache-le. J'en ai marre de ne pas vivre mes pulsions, de contrarier ma nature, je revendique mon animalité tout autant que
mon humanité, comprends-moi bien Paul, je veux vivre, vivre toutes mes vies, ma vie d'adulte, ma vie d'enfant, je veux être une amie une amante une mère une enfant une fille comme une femme, je
suis encore adolescente, je cherche encore, je suis peut-être bisexuelle aussi, comment savoir ? En tous cas ce que je sais c'est que je ne regrette pas ce que je viens de faire. Et si
l'occasion d'aimer se pose à nouveau sur mon épaule je ne la laisserai pas s'envoler. »
Elle reprend son souffle. Il pose doucement la main sur son épaule pour l'apaiser.
- « Emma, s'il te plaît, calme-toi. Ecoute-moi. Tu n'as rien fait de tout cela. Tu n'es pas allée à la gare, tu n'as pas rencontré d'homme et tu n'as couché avec personne.»
- « Tu ne veux donc pas voir la réalité Paul ? C'est ma liberté de ton qui te gêne et tu me méprises ? Tu piétines mes idéaux simplement parce qu'ils existent ? C'est
encore cette vieille jalousie qui ronge ton esprit ? »
- « Emma...s'il te plaît...Ne m'oblige pas.. »
- « Que je t'oblige à quoi ? A me virer ? A me foutre dehors ? C'est ça ? Et bien vas-y, fait-le, je ne renierai de toutes façons rien de mon amour de la vie ».
-« Il ne s'agit pas de cela et je ne vais pas te virer comme tu dis. Tu t'es endormie sur un banc dans un square et tu as rêvé, une fois de plus. c'est tout. Et ça n'a rien d'anormal. Tu as
77 ans Emma. Il faut l'accepter. »
Elle reste interdite, la bouche ouverte.
-« Allez, rentre maintenant, il commence à pleuvoir. »
Paul prend Emma par le bras et l'aide à gravir
les trois marches du perron.
- « 77 tu es sûr ? »
- « Oui 77. Tu es née en mai 1929, l'année de la grande dépression. »
- « Mais cet homme, ses cheveux, ses mains sur mes seins, la chambre d'hôtel, c'était si réel...J'ai encore son parfum sur moi... »
Le soir tombe maintenant. Paul referme la porte du pavillon, se penche sur Emma et l'embrasse dans le cou.
- « Dans quel hôtel tu m'as dit ? »
Essuie-moi.
Tu m’as touché le prépuce
Tu m’as scruté le scrotum
J’étais renard plein de puces
De moi tu as fait un homme
Tu m’as testé les sticules
Tu m’as forcé la prostate
J’étais nu et ridicule
Aujourd’hui je vis l’éclate (Hey!)
Essuie-moi, je sue
Essuie-toi, je te suis
Essuie-moi le charbon
Repique-moi le chardon, je ne tiens pas en place...
Marouflé ma jointure
Tu m'as conduit la voiture
Je ne savais pas carreler
Tu m’as appris le métier
Je te dois mon honneur, De tes doigts mon bonheur
L’amour est une brosse à reluire, L’amour est un oeuf dur à cuire
Essuie-moi, je sue
Essuie-toi, je te suis
Essuie-moi le charbon
Repique-moi le chardon, je ne tiens pas en place...
Tu m’as touché le prépuce
Tu m’as scruté le scrotum
Je rêve d'un marché aux puces
Aux légumes d'aluminium...
A-Hem, je tousse un petit peu. A-Hem A-Hem.



