Les neuf personnes seraient dans un "état satisfaisant".
NDLR : Je ne peux pas m'empêcher de les imaginer assis en rond dans leur terrier.
-"Dis donc Boris, toi pété là ou bien ?"
-"Niet niet Vladimir, moi marché dans petite Martina décédée quinze jours."
Source : http://www.liberation.fr/actualite/monde/326613.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
Je faisais grise mine et l'inventaire de la journée donnait à peu près ceci :
Une tondeuse à gazon zélée, une chanson épaisse et bouclée nappée de sirop d'érable, nombreuses motos rapides, un marteau-piqueur, un ballet aérien de cinq mouches inspirées, un bébé mitoyen
très contestataire, un moteur thermique à échappement libre à l'essai dans un garage à proximité, ainsi qu'une chemise de sueur collée à la peau.
Adoncques j'ai eu mon saoul de cette frénésie urbaine et je suis parti m'allonger sur le sable d'une plage déserte, comme avaient dû être désertes toutes les plages du début du monde. La
danse et le chant du ressac, une douzaine de mouettes éternelles qui planent, qui balancent leurs étrons et qui piaillent. Je pourrais parier qu'il y avait des mouettes au début du monde.
Je vois mal le tableau d'une scène de plage avec la mer et pas de mouettes dans l'azur. Et puis après s'être compliqué les doigts à créer le sable pendant des jours, je ne vois pas ce qui
arrêterait qui que ce soit de créer une simple douzaine de mouettes par plage, ou bien alors est-ce que la mesquinerie existait déjà ? Avant les mouettes ?
Enfin me voilà sur cette plage du commencement avec quelques oiseaux primitifs pour tournoyer au-dessus de l'eau et, pendant quelques minutes, l'espérance de vivre en paix, d'une humeur massacrée
certes, mais au moins débarrassé des philistins à moteurs et des motards furieux. J'ai pu croire allongé nu sur mon drap de bain jaune paille, avoir semé cette civilisation bruyante, celle-là
même qui derrière le sourire des loisirs de plein air vous taillade les tympans sans comprendre le mal qu'elle vous fait, sirène aveugle qui n'entend pas votre douleur (de fait, elle ne peut,
elle est sourde à son propre fracas).
L'enfer n'est pas pavé de bonnes intentions, il est sonorisé par un bidet.
Toujours est-il qu'étendu là au milieu de presque rien, moi j'avais mon reste, et c'était drôlement bonnard de n'avoir aux oreilles que le chant de la nature. Avec ça j'avais bien l'impression
d'avoir perdu dix kilos de stress. Mais bien sûr.
Mais bien sûr il a fallu qu'un type sur l'eau ait l'envie généreuse de faire hurler le moteur de son Jet Ski. Bye bye le décor début ère quaternaire, retour à la modernité. Le rustre allait et
venait du rivage vers le petit large en faisant un boucan de tous les diables à ouvrir la poignée de gaz de son engin démoniaque. Encore une fois, je pouvais gueuler, c'était pour les mouettes,
lui de toutes façons n'entendait que son plaisir. Tant pis je me suis dit, le sort s'acharne, soyons beau joueur, la civilisation a gagné, sauvage que je suis j'ai perdu, je rentre dans ma
hutte.
Mais pas si simple de rentrer, peut-être qu'aujourd'hui une mouche m'a piqué, je suis toujours agacé ; à moins que ce ne soit à cause de la chaleur, ou bien de cette soudaine demande de divorce,
- cela lui aurait-il coûté de me prévenir de son départ ? - me voilà fort peu considéré, loin s'en faut. Rien que d'y penser ça m'énerve et j'en frappe le sable de mon pied, un peu comme un
pur sang à qui on refuserait de courir le Prix de Diane. Tant et si bien que je finis par me cogner sur un galet, un très beau galet même, plat lisse et poli, s'excusant presque de
m'avoir heurté le pied. Pour peu que l'on s'intéresse au destin des galets, je dois dire que celui-ci avait dû avoir une histoire patiente à travers les âges tant ses courbes étaient doucement
arrondies et ses surfaces planes. Sûr qu'il inspirait le respect et les longs ricochets celui-là. Je me suis baissé pour l'adopter et immédiatement à ma main son contact lisse et sa densité m'ont
rasséréné. Je me suis alors avancé en direction de la grève, dans l'espoir d'un peu de fraîcheur à défaut de silence. Les pieds dans l'eau tiède, mon beau galet si plat à la main, j'ai vu arriver
vers moi le type au jet ski et son boucan insupportable, il enclenchait son énième virage pour rejoindre une énième fois le large.
C'est à ce moment précis celui où fortement ralenti il relançait sa machine pour repartir, que, le galet fermement calé entre le pouce et l'index, dans un réflexe de jeunesse mon bras
s'est tendu, mes jambes se sont légèrement fléchies et mon buste a entamé un lente et précise rotation de quarante cinq degré vers l'arrière ; c'est à ce moment unique dans l'histoire de
cette plage que d'un geste vif et ample, d'un retour rapide de mes épaules face à l'horizon, j'ai balancé mon somptueux galet au raz de l'eau pour le voir en quatre bonds imperfectibles propulsé
direct à cinquante centimètres au cul du scooter. A cet instant je ne peux pas dire que je n'en avais pas envie, ça non, j'en rêvais même ; mais la journée m'avait déjà apporté son lot de
déceptions, et je n'osai y croire. C'est pourtant ce qui arriva, le dernier bond du galet le vit disparaître dans la tuyère du jet ski dans un horrible fracas de métal martelé par la pierre qui
torpilla l'hélice du moteur. J'ai instinctivement levé les bras au ciel en signe de victoire et entamé au bord de l'eau la danse du hasard, au moment même d'ailleurs où le type se retournait
pour comprendre ce qu'il était entrain de lui arriver. J'ai crié de joie ensuite quand le moteur s'est engorgé puis a finalement calé. Silence marin du déferlement des vagues sur le rivage. La
machine s'est immobilisée un instant, une des mouettes a poussé un cri strident en tournoyant au-dessus de nous, jusqu'à ce qu'une vague ne renverse l'équipage inerte et n'envoie paître son
cavalier piteux à la baille. Plouf.
De l'eau jusqu'à la taille, le type s'est relevé, visiblement hébété, puis il s'est mis dans l'idée de me courir après. Il était en rage et me hurlait dessus, m'intimant de venir le rejoindre
pour me faire avaler mes ancêtres. Pitre éclaboussé de ridicule, Il frappait l'eau de ses poings jusqu'à ce qu'à force de gesticulations il ne s'affale à nouveau et re-plouf.
J'ai ri comme un possédé en courant jusqu'à l'arrêt de bus et le chauffeur dut me croire ivre tant je titubais sous l'effet des pintes de rires. Assis dans le fond je bénissais ce bon vieux galet
d'avoir résisté à l'usure du temps, de s'être refusé la facilité à devenir sable de plage, d'avoir su attendre, stoïque et muet des milliers d'années durant, sans rien céder de ses convictions
depuis l'aube des temps, pour enfin trouver sa place dans le monde.
Et paf! Dans la turbine de l'autre cuistre à moteur.
Cette aventure m'avait redonné le sourire et avant de rentrer chez moi je me suis arrêté en ville prendre quelques bières en terrasse. J'avais du temps maintenant. Deux ans qu'elle était partie
avec ce con et sa moto. Bof bof. Deux ans pour un homme ça valait bien une éternité de caillou.

Source : http://bloggingbeirut.com/
...les dessins et l'humour de Mazen Kerbaj.
Source : http://mazenkerblog.blogspot.com/
NDLR : Avant de valider mon article, un encart me précise que pour être publié sur le nouveau portail de mon hébergeur (over-blog), il
serait utile que je précise de quoi parle le texte. Il y a quelques choix comme humour, people, cinéma, économie, féminin, high-tech, mais pas du tout guerre, stupidité, cruauté, veulerie ou
innocence ; j'ai mis people (comme c'est des gens qui meurent).
Après quelques temps, ils se retrouvent, dans la même chambre d'hôtel.
- " As-tu pris d'autres amants depuis moi ?
- " Et bien non. Toi ?"
- " Non plus."
- " Tu crois que c'est ça la fidélité ?"
- " Hmmm je crois pas. Après tout, j'ai continué de faire l'amour à ma femme."
- " Ah oui. Comme moi avec mon mari. Et ça compte ça ?"
- " Bah non finalement t'as raison, c'est des conneries tout ça. Ce qui compte c'est que tu sois là. Viens."
Ils s'embrassent.
Petits ou grands,
Allers-retours ou allers simples,
(J'apprends qu'il faut faire avec ça)
Les gens voyagent.
C'était un vendredi en fin d'après-midi. Il lisait, installé dans son bain à clapoter doucement, absorbé par une nouvelle de Cheever.
Il y avait juste ce qu'il faut de soleil pour tiédir et colorer la lumière de la pièce. En partant ce matin Emma lui avait annoncé qu'elle avait à faire, elle rentrerait tard. De fait il
était seul dans une maison calme, il savourait ces instants suspendus et légers, les appréciant à leur juste valeur. Si juste d'ailleurs que ça ne dura pas. Un grondement sourd se mit à vibrer
sous le plancher, comme si un monstrueux téléphone se mettait à sonner sous terre. La perceuse du voisin pensa-t-il et il se remit à lire en essayant de rester sourd au bruit qui insistait. Il
cligna des yeux tout en tournant la page de son bouquin et c'est à ce moment que ça a commencé. D'abord il perçut une faible vibration dans le sol. Une simple impression, quelques ondes à la
surface de l'eau du bain ; puis rapidement il n'eut plus de doute, c'est toute la maison qui tremblait. Le grondement sourd enfla brutalement jusqu'à devenir une vrille insupportable
qui lui déchirait les tympans. Sous l'effet de surprise il s'agrippa aux rebords de la baignoire, serra les dents et lâcha son livre qu'il regarda s'abîmer dans l'eau. Les vibrations
s'accentuèrent encore et le plancher se mit à gondoler à ce point qu'il eut l'idée d'une chose énorme et vivante qui creusait sa route sous la maison. Il se prit un savon et une bouteille de
shampoing sur le crâne ; puis le gros bocal en verre des sels de bains l'évita de peu qui vint se briser sur le sol en dispersant des morceaux de verres partout alentour. A présent il
entendait toute la maison partir en morceau, le vaisselier du premier explosa au sol, brisant dans sa chute les verres et carafes de cristal. Les huisseries grinçaient, les planchers gémissaient,
les escaliers se tordaient ; toutes sortes d'objets dévalaient des étagères et des placards, se cassaient, se brisaient, quand d'autres plus solides rebondissaient ou cognaient au sol ;
de la bibliothèque à l'étage au dessus de lui il reconnut le bruit des livres s'affalant en rafales. Rien ne semblait pouvoir résister, les fenêtres explosaient, des lézardes couraient aux murs,
l'air lui-même commençait à devenir irrespirable tant il y avait de poussière de plâtre et de torchis. La peur lui arrachait des larmes maintenant et il gémissait des sons aigus qui disaient non
comme un enfant. Toutes les fioles de la salle de bains étaient à terre, et le parfum de sa femme lui monta au nez qui le ramena à l'état de conscience. Il entendit du sous-sol son chien hurler à
la mort. Pendant tout ce temps qui lui parut une vie il était resté tétanisé, agrippé à sa baignoire.
Puis tout s'arrêta, comme une déflagration. Sous l'effet d'un courant d'air, une fenêtre claquait encore sur son châssis, il n'entendit bientôt plus qu'elle. Le fracas avait enfin cessé et le
silence qu'il croyait ne plus jamais connaître était revenu.
D'abord il est resté comme impassible, immobile, n'osant pas relever la tête de peur que tout ne recommence. Puis rien d'autre ne se passant que du temps, il entreprit de se lever et de sortir du
bain. Il dû se tenir aux murs pour parcourir les quelques mètres qui le séparait de ses habits. Il était hagard et le moindre de ses mouvements lui réclamait une concentration d'alpiniste.
Ses vêtements étaient trempés d'avoir baigné dans toutes sortes de liquides, gel douche, eau, parfum -l'idée le traversa brièvement qu'il avait peut-être choisi le parfum d'Emma trop capiteux
tant son cœur se soulevait à en respirer les effluves concentrées. Ses pieds se mirent à saigner d'avoir piétiné les tessons de verre jonchant le sol. Il enfila son pantalon en
équilibre instable ; en appui sur ses pieds meurtris il chuta et s'entailla profondément les paumes des mains en se rattrapant à la vasque couverte des éclats du miroir. Son esprit choqué
ressentit la douleur mais ne su qu'en faire, il ne cria pas. Pêle-mêle il lui vint à l'esprit qu'il allait falloir changer le sac de l'aspirateur avant de tout nettoyer, qu'il fallait vite sortir
d'ici et qu'il n'avait pas mis de crème hydratante sur ses jambes ce qui allait le faire souffrir tant sa peau était sèche. Enjambant les restes de ce qui avait été sa vie, évitant avec
précautions les marches devenues pourries de l'escalier, il finit tout de même par arriver jusqu'à la porte d'entrée de ce qui avait été sa maison. Alors que tout n'était plus que trous,
déchirures, murs à demi affalés et fenêtres cassées, il se fit la remarque que celle-ci était toujours debout et bien fermée. Mieux que cela, quelqu'un sonnait à la porte. Dans le capharnaüm de
ses esprits, Il parvint à distinguer une silhouette au travers du verre dépoli de la porte. Il se mit à espérer que quelqu'un avait prévenu le secours et que les pompiers sonnaient aux portes des
maisons encore debout afin de porter assistance aux rescapés. Dans un dernier effort avant de s'effondrer sur un brancard, il atteint la porte qui s'ouvrit sur un type des postes qui ne souriait
pas.
-« Monsieur Delair ? »
Il ne répondit pas, le regard fixé sur le type qui fouillait dans une sacoche en bandoulière.
L'autre insista.
-« Vous êtes bien Monsieur Daniel Delair ? »
Finalement il réagit à l'énoncé de son nom. Il marmonna quelque chose qui avait dû signifier oui mais qui s'était fait mâchouillé plusieurs fois avant de sortir de sa bouche ouverte.
-« Excusez-moi, vous vous sentez bien Monsieur ? »
Oui bafouilla-t-il encore, ce faisant qu'il tournait la tête lentement à gauche puis à droite, découvrant une rue qu'il pensait ravagée et qui somme toute ressemblait à ce qu'elle devait être.
Lentement il reprenait ses esprits et sortait de sa commotion. Petit à petit son regard se faisait moins fixe et ses pensées moins figées.
-« Vous avez senti le tremblement de terre ? » demanda-t-il au type des postes.
L'autre lui posa la main sur l'épaule et lui demanda s'il avait besoin d'aide.
-« C'est rien il dit pour répondre au type. Je me suis endormi et vous m'avez réveillé en sursaut. Je faisais un mauvais rêve. Je vais bien merci de vous inquiéter.» L'autre eut l'air
soulagé et lui sourit.
-« Je préfère ça dîtes donc. Vous m'aviez l'air complètement à l'ouest. Vous pouvez signer ici, j'ai un télégramme pour vous. »
Il signa, prit le télégramme, salua le type des postes et referma la porte. D'un coup d'œil au rez-de-chaussée, il vit que la maison n'avait rien. Il n'en revenait pas mais il avait rêvé, il
avait tout imaginé. Il entendit son chien hurler au sous-sol. Bon sang il en avait oublié le clébard. Il descendit presque rapidement maintenant qu'il avait recouvré toutes ses facultés. A peine
eut-il ouvert la porte que son chien se précipita à l'étage.
Il remonta lui aussi, et dû crier pour calmer le setter qui furetait partout, montait et descendait les étages, passait d'une pièce à l'autre, bloquait net et tendait l'oreille, puis repartait de
plus belle en gémissant. Au bout de dix minutes, le clebs finit malgré tout par se calmer.
Tout était calme de nouveau. Il fit néanmoins un tour à la salle bains histoire de chasser définitivement les quelques images de son apocalypse encore présentes à son esprit. Il se rassura
bientôt à trouver chaque chose à sa place, la serviette sur le porte-serviette, le savon.
Il était maintenant plus de vingt et une heure, la télé bourdonnait et installé dans son fauteuil, il pensa à Emma qui n'allait certainement plus tarder à rentrer. Il était impatient de lui faire
partager son cauchemar, sûr qu'elle allait se foutre de lui et de ses frayeurs imaginaires. Du coup il se souvint du type de la poste et de son télégramme.
-« Mince le télégramme ! » lâcha-t-il. Il le tira de la poche arrière de son jean et l'ouvrit.
C'était Emma. Elle était dans un avion pour New Delhi. Elle le quittait. Elle voulait autre chose. Elle s'excusait.
Il reposa lentement le télégramme sur la table basse. Effondré dans le fauteuil, il garda l'œil fixé sur une petite tâche brunâtre qui semblait y dessiner un continent. Le chien à ses pieds se
leva d'un coup et quitta la pièce tête et queue basse. Alors de nouveau il perçut le grondement sourd monter des fondations de la maison. Il sut que cette fois qu'elle n'y résisterait pas.
Je suis entré chez Edwards le boucher de la rue Monty.
Un ancien rugbyman. Un tueur. A peu près autant d'humour qu'un pneu rechapé mais une viande extra.
-« Bonjour ! Qu'est-ce que je peux vous servir ? »
-« Deux côtes de sport s'il vous plait. »
-« Alors deux côtes de sport pour le monsieur, vous les voulez dans le filet, dans le panier ou dans la surface ? »
-« Mettez les plutôt dans le filet, elles ont l'air bien servies. »
-« Voilà. Et avec ça ? »
-« J'aurais voulu deux steaks à chier s'il vous plait. »
-« Et deux steaks à chier...Il vous faut autre chose ? »
-« Oui deux tronches de cake fumés. »
-« Voilà. Elles sont un peu de travers ça ira quand même ? »
-« Ca ira oui. Et deux escalopes de dingue. »
-« Et deux escalopes de dingue... »
-« Ce sera tout merci. Je vous dois combien ? »
-« Dix sept mille euros, et vingt cinq centimes. Je ne vous ai pas compté le papier crépon »
-« Merci Gareth. »
-« Je vous demande pardon Monsieur ? »
-« Hmmm... Rien. C'était juste pour plaisanter. Un jeu de mot avec votre nom, merci Gareth pour cigarette. »
-« Je m'appelle Edwards Monsieur, et je ne fume pas. Au revoir Monsieur et bonne journée. »
-« Au revoir Edwards. »
Vraiment extra.
Etat-Unis.
Suite aux message du pape à propos du scandale des prêtres pédophiles, on apprend aujourd'hui que Camilla
Lopez, la jeune mexicaine violée depuis dix ans par tout un monastère était atteinte d'arthrite chronique juvénile, affection de la hanche qui lui donnait une démarche claudicante.
Interrogés sur cet éclairage nouveau, les prêtres auraient déclaré :
- « Ah oui mais nous on savait pas qu'elle boitait, on pensait qu'elle tortillait du cul. »
Ceci peut (peut-être) expliquer cela.
Le renard ou goupil, est un mammifère de l'ordre des carnivores et de la famille des canidés du genre Vulpes,
proche du loup. Les renards ont les oreilles et les pattes grises. Le renard a une tête en triangle, un museau pointu, des yeux perçants.
Sa queue est une grosse touffe de poils roux, terminée par une tache blanche. Il a 42 dents qu’il brosse régulièrement avec
beaucoup de soins. Les renards vivent généralement 2-3 ans, mais leur espérance de vie peut aller jusqu'à 10 ans et même plus, lorsqu'ils sont en captivité, mais beaucoup moins lorsqu’ils fument
des gitanes maïs. Le renard glapit et sa femme est la renarde. Certains scientifiques expliquant ceci par cela. Le renard mesure de 30 à 40 cm au garrot. Le renard
pèse environ 7 kilos, et sa femme, la renarde, en moyenne 6 kilos. La queue touffue du renard mesure 35 à 45 cm de long, et le
renard l'utilise pour s'équilibrer quand il rentre saoul dans son terrier et qu’il ne veut pas se cogner aux meubles pour éviter de réveiller la renarde qui n’hésitera pas à lui
coller une rouste tant celle-ci en a un peu marre d’avoir un mari alcoolique et roux dont on se moque souvent. A jeun, le renard marche à 12 km/h et au pétrole et quand il court il va à plus de
60 km/h en faisant Vroaaarrr !!! avec sa bouche. Il arrive quelques fois qu’on observe un peu de fumée sortir de son anu. Il peut passer par un trou grand comme
un CD, c’est dire si le renard aime la musique. Ses yeux en amande ont une pupille verticale comme celle d'un chat sauf que c’est un renard. Le
renard bondit comme un renard, rapide et silencieux, rien à redire.
La patte du renard roux mesure 5 cm de long sur 4 à 4,5 cm de large mais on s’en fout. Par contre, et là ça devient intéressant, en hiver, sa patte est plus grande car les poils entre ses
doigts sont plus longs.
Le renard est chez nous un des plus gros mammifères des bois (enfin loin derrière l’ours ou le gros Patrick quand même). Le renard chasse la nuit et se
terre le jour au plus profond de la forêt pour avoir la paix et que cessent enfin les moqueries et quolibets des gens de peu de foi.
Les petits du renard s'appellent les renardeaux. A la fin du mois d'avril, (et là, ben bingo ! on y est les gars !) 3 à 5 petits naissent
dans le terrier : les premiers jours leur mère ne les quittera pas une minute (un peu lourde même maman) tandis que le père héros de la famille renard, chasse pour tout le monde et boit
des coups pour fêter ça.
- « Cinq petites boules de poils roux, t’aurais vu ça Bernard ç’était mignon ! Qu’est-ce tu bois Biloute ? T’en reprends
une ? »
Mais la vie n’est pas que ripailles et le renard a lui aussi ses prédateurs :
Les hommes, les loups, les lynx, les chiens, les esquimaux, la margarine, les aigles, les bulldozers et les gens moqueurs mais ça je l’ai déjà dit il me semble.
J’en aurais fini quand je vous aurais parlé de l’expression populaire « lâcher un renard »
qui signifie qu’on ne peut plus tenir une caisse et qu’on s’en débarrasse, également de l’expression « partir comme un renard plein de
puces » qui fait référence à un état d’excitation maximum qui voit l’intéressé partir en courant de manière erratique en faisant de grands moulinets avec ses bras et ses jambes
(rare).
Je vous remercie de votre attention et vous donne rendez-vous le 12 pour une prochaine conférence qui aura pour thème "Le cérumen et l'UMP, peut-on être sérieux deux secondes".
Au revoir.
L'œil à peine ouvert, j'entends les mouettes crier au dessus de la ville.
« Pauvre de vous ! Pauvre de vous ! »
Comme sémaphores de leur détresse, les marins ont allumé de grands brasiers sur le port.
Au même moment, sur la plage près des dunes, les renards se régalent des poissons pris dans les filets des pêcheurs à pieds que la marée découvre. Il fallait se lever plus tôt.
La concurrence est rude et les animaux sauvages.



